Le besoin s'écrit dans un post, pas dans un appel d'offres
Avant de consulter trois agences, un dirigeant demande à son réseau. Une phrase, publiée un mardi matin : « Quelqu'un connaît un prestataire sérieux pour refondre notre site ? » Vingt commentaires dans l'heure, deux recommandations retenues, un rendez-vous pris. Quand la demande arrive sur une plateforme d'appels d'offres, si elle y arrive, le choix est déjà fait.
Ces publications ont trois défauts pour qui prospecte. Elles vivent quelques heures : passé le lendemain, il ne reste que les commentaires des autres. Le fil n'en montre qu'une fraction : l'algorithme choisit pour vous une petite partie de ce que publie votre réseau, et rien de ce qui se publie au-delà. Et les chercher à la main ne tient pas : taper les mêmes requêtes trois fois par jour, trier le bruit, se souvenir de ce qu'on a déjà vu — personne ne le fait plus d'une semaine.
Prosko fait exactement cela, en continu, dans votre navigateur. Vous décrivez ce que vous ne voulez plus rater ; l'extension lit le fil pendant que vous naviguez et interroge la recherche LinkedIn en arrière-plan. Quand une publication contient vos mots, vous recevez le nom de l'auteur, son poste, l'extrait où le mot apparaît et le lien direct vers le post.
La règle qui attrape ces publications
Une règle, c'est un sujet, des mots qui déclenchent une alerte, et des mots qui l'empêchent. Pour une agence web, elle ressemble à ceci :
Les mots déclencheurs sont des phrases telles que les gens les écrivent, pas des mots-clés de moteur de recherche. Personne ne publie « prestation développement web B2B » ; les gens écrivent « quelqu'un connaît », « je cherche », « recommandation bienvenue ». C'est la différence entre une règle qui remonte trois vraies demandes par semaine et une règle qui remonte quarante articles de blog. Un déclencheur de plusieurs mots se déclenche dès que tous ses mots sont présents dans la publication, dans n'importe quel ordre : « cherche un prestataire » attrape aussi « je cherche depuis deux semaines un prestataire ». Majuscules, accents et traits d'union sont ignorés.
Les mots ignorés servent à couper le bruit que vos déclencheurs attirent malgré eux. « Cherche un prestataire » attrape aussi les offres de stage et les annonces de formation ; « on recrute » et « alternance » les écartent avant qu'elles ne vous dérangent. Commencez large, laissez tourner quelques jours, puis ajoutez les exclusions en regardant ce qui vous a fait perdre du temps. Un détecteur signale d'ailleurs en direct les termes trop généraux, avant que vous ne subissiez leur bruit.
Ce que ça attrape
Deux publications comme celles qu'une règle de ce type remonte dans une semaine ordinaire. Les noms sont fictifs ; les tournures, non.
« Quelqu'un connaît un prestataire sérieux pour refondre notre site vitrine ? Budget prévu, démarrage en mars. »
« Notre appli mobile n'est plus maintenue, l'ancienne agence a fermé. Recommandation bienvenue pour un freelance ou une petite équipe capable de reprendre du React Native. »
Le premier post vient de la recherche LinkedIn, c'est-à-dire d'au-delà de votre réseau. Le second est passé dans votre fil pendant que vous lisiez autre chose. Dans les deux cas, la fenêtre pour répondre utilement se compte en heures.
L'alerte que vous recevez
« Quelqu'un connaît un prestataire sérieux pour refondre notre site vitrine ? Budget prévu, démarrage en mars. »
Pas de résumé automatique, pas de score : la personne, ce qu'elle fait, ce qu'elle a écrit, et le lien vers le post. La mention « vérifié par l'assistant » signifie que l'assistant IA a relu la publication et confirmé qu'il s'agit bien de quelqu'un qui cherche, et non d'un billet qui parle du sujet — une offre d'emploi et un article sur « comment choisir son agence » contiennent les mêmes mots. Vous décrivez votre intention en une phrase, il écarte le reste. L'analyse est incluse dans l'abonnement, dans la limite d'un quota mensuel affiché dans l'extension.
Répondre vite, mais répondre bien
L'alerte vous donne l'heure d'avance ; ce que vous en faites décide du reste. Quelques règles de bon sens, qui tiennent en quatre lignes.
Répondre dans l'heure, en public d'abord. Un commentaire utile — une question précise sur le besoin, un exemple de projet comparable — vaut mieux qu'un message privé à froid. L'auteur voit que vous avez lu, les autres lecteurs aussi. Le message privé vient ensuite, court, en référence au commentaire.
Ne pas pitcher. La personne n'a pas demandé une présentation, elle a demandé un nom. Donnez le vôtre, une phrase sur ce que vous avez fait de proche, et laissez-la venir. Les réponses de trois paragraphes finissent en bas de la liste.
Garder trace. Les trouvailles restent dans l'extension — les cinq cents dernières — avec la date et le lien. Une demande à laquelle vous n'avez pas répondu le mois dernier reste un contact pertinent ce mois-ci : le besoin ne disparaît pas parce que le post a vieilli.
Attendre le bon volume. Une règle bien réglée pour un métier précis remonte quelques publications par jour, pas cinquante. Si vous en recevez cinquante, la règle est trop large, et vous arrêterez de les lire avant la fin de la semaine. Resserrez les déclencheurs ou ajoutez des exclusions.
Ce qu'il faut savoir avant de commencer
- Votre compte LinkedIn suffit. Gratuit ou Premium, Prosko lit le fil et la recherche tels que votre compte les affiche. Sales Navigator n'est pas nécessaire.
- Il ne fait rien à votre place. Aucun message envoyé, aucune demande de connexion, aucun commentaire automatique. Prosko vous prévient, vous répondez — et votre compte reste le vôtre, sans automatisation qui le mette en risque.
- Tout tourne dans votre navigateur. Pas de serveur, pas de compte chez nous : vos mots-clés et vos trouvailles ne quittent pas votre machine. En contrepartie, la veille travaille quand Chrome est ouvert.
- Il lit les publications. C'est là que les demandes se formulent. Les commentaires, où elles se discutent, se lisent en un clic depuis l'alerte.
Questions fréquentes
Faut-il un compte Sales Navigator ?
Non. Prosko lit le fil et la recherche LinkedIn tels que votre compte les affiche, gratuit ou payant. Sales Navigator ne change rien à ce que l'extension voit.
Combien d'alertes par jour faut-il attendre ?
Cela dépend entièrement de vos mots. Une règle avec quatre ou cinq déclencheurs précis, pour un métier précis, remonte en général quelques publications par jour. Si vous en recevez beaucoup plus, ce sont vos déclencheurs qu'il faut resserrer, pas l'outil.
Est-ce que ça marche en anglais, ou dans plusieurs langues ?
Oui. Les mots surveillés sont ceux que vous écrivez, dans la langue que vous voulez. Une même règle peut contenir « cherche un prestataire » et « looking for an agency ».
Mes mots-clés et mes trouvailles sont-ils envoyés quelque part ?
Non. Il n'y a pas de serveur chez nous, pas de compte, pas de télémétrie. Vos règles, vos trouvailles et l'adresse de votre webhook restent dans le stockage local de votre navigateur. Les seules destinations extérieures sont celles que vous configurez vous-même : votre Slack, votre Discord.
Plusieurs commerciaux peuvent-ils partager les alertes ?
Oui, en envoyant les alertes dans un canal Slack ou Discord commun. Chaque personne qui fait tourner l'extension a besoin de sa propre licence ; le canal, lui, est partagé par tous ceux qui le lisent.
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