Les candidats qui comptent ne postulent pas, ils l'annoncent
Un développeur qui termine une mission, une directrice marketing qui quitte son poste après une réorganisation, un commercial qui « écoute le marché » : ces personnes n'envoient pas de CV. Elles publient un post, souvent prudent, parfois en une ligne, et leur réseau fait le reste. Trois propositions arrivent dans la journée. Le lendemain, la conversation est déjà engagée avec quelqu'un d'autre.
Le bandeau « Open to work » ne dit pas tout : beaucoup ne l'activent pas, par discrétion vis-à-vis de leur employeur actuel ou par simple habitude. Ce qu'ils font, c'est écrire. « Disponible à partir de », « fin de mission », « je quitte », « ouvert aux opportunités », « nouvelle aventure » — les formules sont peu nombreuses et reviennent toujours.
Prosko surveille ces formules, croisées avec vos métiers, dans le fil et dans la recherche LinkedIn, et vous envoie chaque publication qui les contient : la personne, son intitulé de poste, l'extrait, le lien direct. Vous voyez le profil pendant qu'il est encore libre.
La règle qui attrape ces publications
Pour un recruteur, la règle croise deux choses : une formule de disponibilité et un métier. L'un sans l'autre remonte trop large.
Les exclusions font le vrai travail ici. « Ouvert aux opportunités » apparaît aussi dans la moitié des offres d'emploi (« ouverts aux profils… ») ; « on recrute » et « nous recherchons » les écartent d'un coup. Un déclencheur de plusieurs mots se déclenche quand tous ses mots sont présents dans la publication, dans n'importe quel ordre ; majuscules, accents et traits d'union sont ignorés.
Le métier et la région se règlent plutôt par l'intention donnée à l'assistant IA : « une personne qui annonce elle-même sa disponibilité pour un poste de développeur, en région lyonnaise ou à distance ». L'assistant relit les publications retenues par vos mots et écarte celles qui ne correspondent pas — l'offre d'emploi passée entre les mailles, le post d'un cabinet qui « accompagne les transitions », la personne disponible mais dans un tout autre métier. C'est ce qui rend la règle supportable au quotidien : quelques alertes par jour, presque toutes pertinentes.
Une règle par métier, ou par famille de métiers. Chaque alerte porte le nom de sa règle ; si plusieurs recruteurs partagent le canal, chacun sait d'un coup d'œil ce qui le concerne.
Ce que ça attrape
Deux publications comme celles qu'une règle de ce type remonte dans une semaine ordinaire. Les noms sont fictifs ; les tournures, non.
« Fin de mission le 30 chez mon client actuel après dix-huit mois. Je regarde ce qui se présente pour la rentrée : Node ou Go, équipe produit, Lyon ou remote. Les MP sont ouverts. »
« Après quatre ans à construire l'équipe tech de Vela, je passe la main fin septembre. Nouvelle aventure à écrire — je prends le temps de discuter avec ceux qui construisent des choses utiles. »
La première est une disponibilité datée, avec le périmètre en clair. La seconde est plus feutrée — une directrice technique n'écrit pas « je cherche un poste » — mais dit exactement la même chose à qui sait lire. Dans les deux cas, la personne n'est dans aucune base, et elle ne le sera peut-être jamais.
L'alerte que vous recevez
« Fin de mission le 30 chez mon client actuel après dix-huit mois. Je regarde ce qui se présente pour la rentrée : Node ou Go, équipe produit, Lyon ou remote. Les MP sont ouverts. »
La personne, son intitulé de poste tel qu'affiché sur LinkedIn, l'extrait où la formule apparaît, le lien vers le post. La mention « vérifié par l'assistant » signifie que l'assistant a relu la publication et confirmé qu'elle correspond à l'intention que vous avez décrite. Les alertes s'accumulent dans l'extension — les cinq cents dernières — et, si vous le souhaitez, dans un canal Slack ou Discord partagé par l'équipe recrutement.
Approcher sans faire fuir
Répondre dans la journée, pas dans la semaine. La personne a publié pour susciter des propositions ; les premières reçoivent une vraie attention, les suivantes une réponse polie. Le délai compte plus que la longueur.
Lire le post avant d'écrire. Karim a écrit « Node ou Go, équipe produit, Lyon ou remote ». Un message qui commence par « j'ai vu que vous cherchiez du Node, équipe produit, à Lyon » est lu ; un message générique sur « une belle opportunité » ne l'est pas. L'extrait de l'alerte vous donne tout ce qu'il faut pour être précis.
Commenter en public, proposer en privé. Un commentaire court et sincère sous le post — sans y coller votre offre — montre que vous avez lu, et le réseau de la personne le voit. La proposition, elle, va en message privé.
Respecter le ton du post. Une annonce feutrée appelle une approche feutrée : « quand vous aurez un moment, j'aimerais vous parler de ce que nous construisons » vaut mieux qu'une fiche de poste en pièce jointe.
Ce qu'il faut savoir avant de commencer
- Votre compte LinkedIn suffit. Recruiter, Recruiter Lite ou un compte ordinaire : Prosko lit le fil et la recherche tels que votre compte les affiche. Il ne remplace pas votre outil de sourcing ; il vous signale ce que le sourcing ne voit pas — les personnes qui n'ont rien mis à jour, mais qui l'ont écrit.
- Il ne fait rien à votre place. Aucun message envoyé, aucune demande de connexion, aucun commentaire automatique. Prosko vous prévient ; la prise de contact reste humaine, et votre compte reste le vôtre.
- Tout tourne dans votre navigateur. Pas de serveur, pas de compte chez nous : vos règles et vos trouvailles ne quittent pas votre machine. En contrepartie, la veille travaille quand Chrome est ouvert.
- Il lit les publications. C'est là que les disponibilités s'annoncent ; le reste du profil est à un clic depuis l'alerte.
Questions fréquentes
Est-ce que ça détecte le bandeau « Open to work » ?
Non, et ce n'est pas le but : le bandeau est déjà filtrable dans les outils de sourcing. Prosko attrape ce que ces outils ne voient pas — les personnes qui n'activent rien mais écrivent qu'elles sont disponibles, ou qu'elles vont l'être.
Comment cibler un métier ou une région ?
Par les mots et par l'intention. Ajoutez le vocabulaire du métier aux déclencheurs si vous le souhaitez, mais surtout décrivez le profil en une phrase dans l'intention donnée à l'assistant IA : « un développeur ou une développeuse qui annonce sa disponibilité, à Lyon ou à distance ». Il écarte ce qui ne correspond pas.
Combien d'alertes par jour faut-il attendre ?
Avec des déclencheurs précis, des exclusions et une intention bien décrite, quelques-unes par jour pour un métier donné. Si vous en recevez beaucoup plus, resserrez : c'est le signe que les exclusions manquent ou que l'intention est trop vague.
Plusieurs recruteurs peuvent-ils partager les alertes ?
Oui, en envoyant les alertes dans un canal Slack ou Discord commun. Chaque personne qui fait tourner l'extension a besoin de sa propre licence ; le canal, lui, est lu par toute l'équipe, et chaque alerte porte le nom de la règle qui l'a produite.
Les candidats savent-ils qu'ils ont été repérés par un outil ?
Non. Prosko n'interagit avec personne : il lit ce que LinkedIn affiche et vous le transmet. Ce que la personne voit, c'est votre commentaire ou votre message — écrit par vous.
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